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Crédit immobilier : faire le ménage dans ses dépenses, le bon réflexe à adopter pour séduire les banques

information fournie par Moneyvox 06/05/2024 à 10:08

(Crédits photo: © Tomasz Zajda - stock.adobe.com  )

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Incidents de paiement, jeux d'argent, shopping excessif… certaines dépenses peuvent jouer en la défaveur des futurs emprunteurs. Comment mettre toutes les chances de son côté lors d'une demande de prêt immobilier ?

Bonne nouvelle : les taux d'intérêt immobiliers sont en baisse. Ils restent néanmoins encore élevés, avec une moyenne de 3,84 % sur 20 ans selon les chiffres du courtier Meilleurtaux, et rendent souvent l'obtention d'un prêt immobilier délicate pour les futurs propriétaires. Lors d'une demande de crédit, ceux-ci ont donc tout intérêt à montrer patte blanche afin de mettre toutes les chances de leur côté d'obtenir le financement demandé. Et cela commence par la présentation de relevés de compte sains et rassurants.

Des relevés de compte scrutés à la loupe par les banques

Lors d'une demande de crédit immobilier, il est nécessaire de transmettre à sa banque les relevés des trois derniers mois de l'ensemble de ses comptes bancaires. Une étape incontournable qui n'est pas une simple formalité administrative. En effet, les relevés de compte sont étudiés minutieusement par les conseillers bancaires, et font partie intégrante des informations décisives dans une décision d'octroi, ou de refus, de financement immobilier.

Cécile Roquelaure, porte-parole d'Empruntis, explique l'intérêt des relevés de compte bancaire pour les établissements prêteurs : "Le but pour la banque, c'est d'en savoir un peu plus sur votre comportement financier et sur vos façons de gérer vos finances". Elle tempère néanmoins : "Votre dossier ne va pas être accepté ou refusé à cause d'une seule chose, à part si vraiment vous êtes dans le rouge tous les mois".

En scrutant les relevés de compte des demandeurs de crédit, les banques cherchent avant tout à détecter des comportements dépensiers et excessifs, qui peuvent faire peser un risque de non-remboursement sur un éventuel prêt immobilier. Des dépenses ou des frais bancaires liés à des incidents de paiement récurrents et/ou élevés peuvent ainsi jouer en la défaveur de futurs emprunteurs, et inciter la banque à refuser d'octroyer un crédit immobilier.

A lire aussi : Prêt immobilier : pourquoi la hausse du taux d'usure fait-elle douter de son utilité ?

Incidents de paiement, crédits conso, cryptomonnaies… quelles sont les "mauvaises" dépenses ?

Certaines dépenses attirent l'œil des banques, et sont donc à limiter, si ce n'est à éviter, dans le cadre d'une demande de prêt immobilier. Parmi elles figurent en premier les frais liés à des incidents de paiement, à l'image des commissions d'intervention ou des frais de rejet de prélèvement. De tels frais, s'ils sont fréquents, peuvent révéler un déséquilibre dans le budget du foyer, et faire ainsi douter de la capacité du ménage à honorer ses mensualités de crédit immobilier.

Les mensualités de crédit à la consommation, de leur côté, peuvent dénoter un comportement dépensier, et donc risqué pour la banque prêteuse. C'est particulièrement le cas des crédits non-affectés à l'achat d'un véhicule ou à la réalisation de travaux. Cécile Roquelaure conseille ainsi de rembourser ce type de dette avant de déposer une demande de prêt immobilier : "S'il y en a un qui traîne, il est préférable de le fermer avant" explique la porte-parole d'Empruntis.

Dans le même ordre d'idées, des dépenses excessives de shopping, si elles sont régulières, sont aussi à bannir. Plus encore, des paiements réguliers sur des sites de jeux en ligne, de casino ou dans tout autre type de jeux d'argent sont vus d'un très mauvais œil par les établissements bancaires. Parfois, les cryptomonnaies sont assimilées à ces comportements à risque, en particulier lorsque les investissements réalisés représentent une majorité, voire la totalité, de l'épargne du ménage. "Si vous faites ça en revanche pour 20 % de votre épargne et que le reste est placé, vous ne serez pas considéré comme un profil à risques" nuance Cécile Roquelaure.

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